Show Case cinéma pour les B2K
Avis aux amateurs de break dance, de hip hop et de battle de break dance sur fond de hip hop, les B2K débarquent avec leur STREET DANCERS. Inutile de préciser qu'il est fortement déconseillé de s'aventurer dans les salles obscures si vous ne supportez pas les petits protégés de P-Diddy. Ce sont les véritables vedettes du long-métrage.
Scénarisé puis réalisé par le "clippeur" Christopher B. Stokes, STREET DANCERS se décline sous la forme d'un gigantesque clip où les chorégraphies provocatrices (battles obligent) côtoient un univers urbain plutôt aseptisé. En plus de nous offrir une quantité réduite de scènes de duels, le film souffre parfois d'un montage trop syncopé, estompant considérablement la difficulté des prouesses réalisées à l'écran. Malgré des prises des vues par instants trop serrées, les scènes chorégraphiées n'en demeurent pas moins ahurissantes et nous offrent un spectacle impressionnant. A l'instar d'une caméra épileptique, tremblant à la réception de sauts démentiels, quelques effets de style sympathiques parsèment également STREET DANCERS. Des détails qui font que le film de Christopher B. Stokes se différencie un minimum de ce qui a été fait jusqu'ici.
Cependant, sorti des scènes de danse, le scénario se distingue par son manque d'intérêt, et par la place, sans doute trop importante, qu'il occupe. Le réalisateur a d'ailleurs du mal à s'en dépêtre. Accumulant les clichés : les deux héros jouent les livreurs pour un dealer pour subvenir à leurs besoins ; l'un des membres du "crew" meure suite au règlement de compte de deux gangs ; les deux amis inséparables se brouillent pour une fille (Jennifer Freeman de la série "Ma vie de famille"), en l'occurrence la soeur d'Elgin (Marques Huston), etc., le script flirte également avec l'improbable.
Bien qu'issus d'un milieu relativement favorisé, ce qui peut paraître paradoxal compte tenu de leur côté "bad boys banlieusards" revendiqué, Elgin et David (Omari Grandberry) n'ont aucune difficulté à réunir 5000$ en un après-midi. Un peu gros, mais normal après tout, puisque les billets verts poussent sur les arbres au pays de l'Oncle Sam.
Bien qu'il essaie de faire illusion avec une ébauche de scénario, Christopher B. Stokes ne parvient donc pas à jongler avec les histoires de coeur, d'amitié, d'argent, de danse. Bref vous l'aurez compris, l'unique attrait du long métrage c'est le break !
Un scénario stéréotypé et encombrant, nourri de rebondissements "capilotractés" (tirés par les cheveux en bon français). Des scènes de break dance impressionnantes quoique insuffisantes en quantité. Un épilogue gros comme "une perruque afro". Autant d'arguments qui font de STREET DANCERS un divertissement d'une grande fadeur. Accommodé de pop-corn, le film se laisse, malgré tout, regarder sans grande difficulté.
==> Cet article il pue la "merde", le gars qui l'a écrit s'est contenté de décrire que les points négatifs avec tout de même qqes aspects positifs mais très peu par rapport à la qualité du film. Je suis trop pas d'accord avec lui mais bon ...